Nouveaux verres, nouvelle vaisselle, nouveaux couverts.. 21Bien quAuslander ne fasse pas lui-même le lien, son traitement du document présente plus dun point commun avec celui des œuvres dart de masse proposé par Carroll : en effet, chez Auslander, le document recèle toutes les caractéristiques fondamentales de la performance, il semble pouvoir les répéter ad infinitum, et aussi délivrer la signification de lœuvre de manière immédiate. Mais Auslander ne se réfère pas aux théories de lart de masse pour asseoir sa réflexion, notamment en ce qui concerne linterprétation du document ; il cite par contre les thèses beaucoup plus honorables dHans-Georg Gadamer sur les textes classiques. Ce choix mérite dêtre éclairé. Direction générale des douanes et droits indirects Opéras, Concerts et ballets dans les plus grandes institutions Cindy Sherman, Annette Messager, Sophie Calle, Nan Goldin, Yayoi Kusama et Marina Abramovic: rares sont les vivantes dans la liste des artistes les plus connues du XXe siècle. Si on élargit aux passées, on pourrait ajouter Louise Bourgeois, Nikki de Saint Phalle, Frida Khalo, Tamara de Lempicka, Sonia Delaunay et Camille Claudel. Eclipsées par Marina Abromavic? Plus active que jamais, celle-ci sacharne si fort pour marquer le siècle quelle en est devenue une des stars, aux antipodes dune Camille Claudel, pour ne citer quelle. Ça tombe bien, le mythe de lartiste maudit, Marina sen branle. Jai de largent et jadore ça. Ça paye les factures. Critique film-MARINA ABRAMOVIC : THE ARTIST IS PRESENT-Abus de Ciné Précurseur du happening avec ses interventions publiques, Gutaï Gu pour instrument et Taï pour corps est un mouvement avant-gardiste fondateur de lart contemporain mondial né au milieu des années 1950 au Japon sous limpulsion du peintre Jirō Yoshihara. En marge de lart abstrait daprès-guerre, les artistes de ce courant incarnent un renouveau de lart libre, audacieux et proche de lesprit théâtral par leur façon novatrice de mettre en avant les corps, les éléments et la matière. Alors que lartiste Kazuo Shigara, tenu par une corde, sélance dans le vide pour projeter de la peinture sur une toile et peindre avec ses pieds, lartiste Saburō Murakami traverse des écrans de papier, dressés verticalement, avec son corps lors de la deuxième exposition Gutaï présentée à Tokyo en 1956. Jeudi dernier avait lieu une rencontre avec Claudie Gallay initiée par Aliette Armel dans le cadre du
Accès : Barrière mobile avec accès commercial via Cairn Elle sest mise à hurler. Comment pouvais-je créer une uvre si répugnante? Comment pouvais-je humilier ainsi notre famille? Je ne valais pas plus cher quune prostituée. Puis elle a pris sur la table un lourd cendrier de verre. Je tai donné la vie, et je vais te la reprendre! a-t-elle crié, et elle ma balancé le cendrier à la tête. Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
1 Marina Abramovic et Ulay : On peut considérer la performance comme une existence chorégraphiée, comme une vie éditée, Ulay et Marina Abramovic en entretien avec Paul Kokke, in Ulay Abramovic, Performances 1976-1988, catalogue dexposition, Stedelijk Van Abbemuseum dEindhoven 26 avril-15 juin 1997, Musée dArt Contemporain de Lyon 21 octobre-21 novembre 1999, p 121. 2 Ulay et Marina Abramovic en entretien avec Paul Kokke, op. Cit, p 120. 3 Chrissie Iles, LOmbre et le Reflet : Les Relation Works de Marina Abramovic et Ulay, in Ulay Abramovic, Performances 1976-1988, op. Cit, p 9. 4 Ulay et Marina Abramovic en entretien avec Paul Kokke, op. Cit, p 123. 5 Repris dans Ulay Abramovic, Performances 1976-1988, op. Cit, p 21. Nous traduisons. 6 Chrisie Iles, op. Cit, pp 10-11. 7 Marina Abramovic, entretien avec Stéphane Roussel, Land hebdomadaire luxembourgeois, n48, novembre 2002, p 24. 8 M. Ambramovic and Ulay, An Interview in European Dialogue : Sydney Biennial, Sydney : Galery of New South Wales, 1979, p 19. 9 Extrait dune conversation avec Marina Abramovic, Ulay et Ileidi Grundmann datant davril 1978, in Marina Abramovic, Sur la voie, Musée national dart moderne-Centre Georges Pompidou, 1990, p 68. 10 Il est dailleurs intéressant de remarquer quà lépoque où Marina et Ulay entament leur collaboration, Pina Bausch développe dans son Tanztheater, autre sphère de lexpression de la dualité des corps, un nouvel usage de la parole. 11 Bernard Marcadé, Les Amants in Marina Abramovic, Sur la voie, op. Cité, p 90. MA : À mes yeux, ce pays est étonnant. Passer instantanément dune émission de télévision à lautre, cest comme regarder un long film. Je crois que la réalité et la fiction, cest précisément ce que nous vivons aujourdhui, et parfois on ne sait même pas si on a affaire à lune ou à lautre. Il arrive même que le rêve soit plus intense que léveil. Et je ne crois pas que ce soit le cas seulement maintenant; les choses ont toujours été comme ça, nous navons quà regarder dune façon différente, cest tout. Elle ne savait pas. Elle navait rien programmé. Dans sa performance dont limprovisation est travaillée, émotionnellement préparée, codifiée elle navait pas prévu que lâme ne se dirige pas. Que le coeur a ses raisons que la raison ignore et quelle est un être sensible. Avertissez-moi par e-mail des nouveaux commentaires. Entre 1965 et 1970, elle étudie à lacadémie des beaux-arts de. En 1973, elle effectue ses premières performances avec des objets dangereux ainsi que des médicaments afin de se mettre à lépreuve. Elle participe en 1975 à la, débute sa collaboration avec son compagnon entre 1976 et 1988 et effectue des recherches sur les cultures archaïques et les principes dualistes lors de multiples voyages. De 1973 à 1975, elle donne des cours à l de Novi Sad. En 1980, elle écrit avec Ulay : Relation Work and detour. En épousant, donc, le conceptualisme, Abramović présente, en 1973 en Écosse, sa première et véritable performance au public : Rythme 10. Elle consistait à planter, rapidement, un couteau bien aiguisé entre les doigts écartés de la main. Cette pièce sinspire dun jeu dalcool slave. Lartiste a enregistré les sons produits, et puis, elle a essayé de suivre à lunisson les erreurs antérieurs en créant un pont entre le passé et le présent. Le sentiment du danger qui produisait les taches de sang du sol et les couteaux unissaient lartiste et le public. La pièce finit par une sorte de feu dartifice identitaire : Javais éprouvé une liberté absolue, javais eu limpression que mon corps était sans frontières, sans limites ; que la douleur ne comptait pas, que rien ne comptait et jen étais grisée. Jétais ivre de lénergie irrésistible que javais reçue. Jai su à cet instant que javais trouvé mon moyen dexpression. Aucune peinture, aucun objet que javais pu créer ne mavait jamais inspiré un sentiment pareil, et cétait un sentiment que jallais devoir, je le savais, chercher à retrouver, encore, encore et encore.